RPG, UFDG, CNT… l’ivresse de la politique ! (édito/djoma de Mognouma)

1 week ago

LES CHIMPANZÉS DE BOSSOU -GUINEE

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Peut-être que la transition guinéenne bat déjà tous les records en matière de  succession d’évènements, ayant le mérite de détourner l’attention d’une    opinion nationale trop  souvent  naïve. Des évènements qui  ont certainement  permis   au CNRD de continuer à  dérouler son agenda. Si ce n’est d’ailleurs l’objectif visé. Sauf qu’il y a d’autres acteurs,  qui ne sont pas aux commandes du pays, mais  qui  font cependant  autant, débordant du politiquement incorrect.  
 Le déplacement du RPG au siège de l’UFDG, ou   la réception de l’ancien parti au pouvoir par son désormais ancien  rival, s’inscrivant dans cet ordre, nourrit les discussions et  déchaine les passions.
 Avoir les deux plus grandes formations politiques du pays, qui ont toujours fait appel au service  d’un facilitateur en vue de  rapprocher les positions ,et,  qui se sont constament et mutuellement accusés de crimes graves et de destructions de biens ,  cette-fois,    complémentaires  autour de la  table, n’était plus de l’ordre du possible  dans la conscience populaire.
Cependant les responsables de ces partis ne manquent pas d’arguments pour justifier leur démarche insidieuse.
Ils la  mettent au compte du dynamisme dans la politique au gré des intérêts.  C’est à se demander quel intérêt, le RPG a, à préférer cette stratégie s’il n’aura pas le soutien de son allié de circonstance pour obtenir la libération de son champion, Alpha Condé  ainsi que les autres cadres  qui sont  dans les griffes du CNRD.
En tout cas,  ce n’est pas le rabotage du chronogramme, tel que réclamé par le G58 dans sa déclaration en date du mercredi  11 mai,  qui fera les affaires du navire jaune dans les situations actuelles  de décapitation de ses cadres les plus illustres, dont certains en prison et d’autres menacés par des procédures de crime économique et de crime  de sang.   C’en est autant pour l’UFDG qui a accusé son nouveau compagnon d’infortune  d’élimination de ses militants et cadres.
  C’est tout comme,   tant pis pour  les militants  qui ont été victimes de l’adversité vile  qu’il y a eu entre  les deux partis pendant plus d’une décennie et qui a été alimentée  par des discours belliqueux  au relent ethnique de la part de  certains de leurs  responsables respectifs. 
Présupposer donc  que cette alliance ou  cette entente de circonstance entre deux anciens rivaux rendus vulnérables par la gouvernance des militaires   peut contribuer à  renforcer le front contre le CNRD, semble fort hasardeux.  C’est un mauvais alibi qui risque de porter préjudice à une stratégie qui n’obéit  qu’à la croyance des chiffres électoraux   non actualisés.  
Par ailleurs,  la junte qui  pare  au plus pressé  file la patate chaude au CNT pour  l’adoption du  chronogramme de la discorde.   
La durée   est désormais de 36 mois au lieu de 39 mois précédemment. Elle a été adoptée sous forme de résolution, une démarche qui divise les légalistes  ce qui met au centre des polémiques l’organe législatif.  
En effet, le CNRD pourrait, à défaut de courber l’échine devant les forces politiques et sociales qui titubent,  se buter contre une  coalition de frustrés victimes de ses nombreux chantiers ouverts partout dans le pays.
 Et c’est sans compter sur la menace de sanctions qu’agite  en permanence  la CEDEAO .

Mognouma Cissé

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